{"id":10848,"date":"2026-03-23T19:17:18","date_gmt":"2026-03-23T18:17:18","guid":{"rendered":"https:\/\/umoove.art\/?p=10848"},"modified":"2026-03-23T22:11:22","modified_gmt":"2026-03-23T21:11:22","slug":"10848","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/2026\/03\/23\/10848\/","title":{"rendered":"Maryka Hassi, Compagnie Bivouac"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10849\" srcset=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg 1024w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2-300x240.jpg 300w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2-768x614.jpg 768w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2-1536x1229.jpg 1536w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Umoove-site-internet-2.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ga\u00efa&nbsp;: quand le cirque c\u00e9l\u00e8bre notre Terre m\u00e8re<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Avec <em>Ga\u00efa<\/em>, la compagnie Bivouac explore les liens fragiles et po\u00e9tiques qui unissent l\u2019humain \u00e0 son environnement. Avec leur sc\u00e9nographie en perp\u00e9tuel mouvement et un arbre central qui semble prendre vie, Maryka Hassi et son \u00e9quipe invitent umoove en banlieue rochelaise pour d\u00e9couvrir une cr\u00e9ation work in progress sensible et engag\u00e9e, qui transformera chaque lieu de repr\u00e9sentation en un dialogue vivant entre corps, mati\u00e8re et paysage.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Nous voil\u00e0 face au d\u00e9cor de votre prochaine pi\u00e8ce, <em>Ga\u00efa<\/em>. Pouvez-vous nous parler de cette cr\u00e9ation 2026 ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Maryka Hassi&nbsp;:<\/strong><em>Ga\u00efa<\/em>, qui signifie \u00ab terre m\u00e8re \u00bb, explore les liens profonds qui nous unissent \u00e0 notre environnement. \u00c0 travers une sc\u00e9nographie originale, instable et en perp\u00e9tuel mouvement, les interpr\u00e8tes cherchent sans cesse leur \u00e9quilibre, laissant surgir la po\u00e9sie \u00e0 tout instant.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette cr\u00e9ation, nous invitons le public \u00e0 porter un regard nouveau sur le monde, afin de mieux le comprendre et d\u2019amener chacun \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 sa relation au vivant. L\u2019\u0153uvre met en lumi\u00e8re la force fragile d\u2019une nature fa\u00e7onn\u00e9e par l\u2019humain et propose d\u2019imaginer collectivement une mani\u00e8re plus sensible de la ressentir.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici vous \u00eates face \u00e0 un dispositif que nous montons le jour m\u00eame et que nous d\u00e9montons aussit\u00f4t apr\u00e8s la repr\u00e9sentation. C\u2019est l\u2019une des sp\u00e9cificit\u00e9s de la compagnie : tout le d\u00e9cor tient dans un camion classique et une remorque. Cette contrainte est li\u00e9e \u00e0 notre engagement environnemental. Nous faisons le choix de ne pas utiliser de poids lourds, car nous jouons partout en Europe, et cela facilite \u00e0 la fois la diffusion du spectacle et r\u00e9duit notre impact.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour <em>Ga\u00efa<\/em> en particulier, la sc\u00e9nographie r\u00e9pond aussi \u00e0 cette r\u00e9flexion \u00e9cologique. Avec cet arbre comme \u00e9l\u00e9ment central, nous avons voulu quelque chose de simple, capable de s\u2019inscrire dans diff\u00e9rents espaces \u2014 des lieux o\u00f9 la nature r\u00e8gne comme des parcs par exemple, ou plus urbanis\u00e9s comme des places publiques, des parkings\u2026 \u2014 sans donner l\u2019impression d\u2019un d\u00e9cor plaqu\u00e9. L\u2019id\u00e9e est que le spectacle s\u2019int\u00e8gre au lieu de repr\u00e9sentation. Au d\u00e9but, l\u2019arbre appara\u00eet comme un \u00e9l\u00e9ment affaiss\u00e9, presque inerte. Puis, progressivement, il se l\u00e8ve, pousse et se d\u00e9ploie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ga\u00efa<\/em> est une cr\u00e9ation qui s\u2019inspire d\u2019un monde \u00e0 la fois fa\u00e7onn\u00e9 par l\u2019humain et marqu\u00e9 par son empreinte : le m\u00e9tal brut, les branches fig\u00e9es, comme suspendues apr\u00e8s un \u00e9v\u00e9nement. Le spectacle suit un cycle \u2014 sa fin rejoint son d\u00e9but. Il raconte un environnement pr\u00e9caire, instable, en perp\u00e9tuelle transformation, dans lequel l\u2019humain doit s\u2019adapter.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela implique aussi une n\u00e9cessit\u00e9 : communiquer, coop\u00e9rer, faire ensemble. \u00c0 travers diff\u00e9rents tableaux, nous cherchons \u00e0 montrer \u00e0 la fois la singularit\u00e9 de la nature et sa capacit\u00e9 \u00e0 entrer en symbiose avec l\u2019humain. Le spectacle rappelle combien elle est pr\u00e9cieuse et combien il est essentiel de la prot\u00e9ger\u2026 m\u00eame si, dans le dernier tableau, la nature appara\u00eet seule, sans l\u2019humain.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Cette dimension environnementale est une constante dans vos \u0153uvres ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La question d\u2019interroger l\u2019homme dans son rapport \u00e0 son environnement a toujours \u00e9t\u00e9 centrale. C\u2019est en quelque sorte notre ADN. Mais, dans nos pr\u00e9c\u00e9dentes cr\u00e9ations, les structures propos\u00e9es \u00e9taient davantage architecturales : elles repr\u00e9sentaient l\u2019homme b\u00e2tisseur. On \u00e9tait dans une logique plus verticale \u2014 construire, \u00e9riger, poursuivre des id\u00e9aux sans jamais vraiment les atteindre.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, avec <em>Ga\u00efa<\/em>, nous nous orientons vers quelque chose de plus minimaliste. Nous cherchons davantage une forme de connexion, d\u2019unit\u00e9. Il ne s\u2019agit plus seulement de l\u2019homme qui agit sur son environnement, mais d\u2019une relation plus \u00e9quilibr\u00e9e. Le d\u00e9cor et les agr\u00e8s viennent \u00e0 la rencontre de l\u2019humain. Ce n\u2019est plus uniquement l\u2019homme qui entre en action : c\u2019est la mati\u00e8re elle-m\u00eame qui s\u2019anime, qui dialogue avec lui. Il y a un \u00e9change permanent, une interaction vivante entre le corps et l\u2019environnement. Comme tout le monde, nous sommes profond\u00e9ment touch\u00e9s par ce que l\u2019homme fait subir \u00e0 la plan\u00e8te et par l\u2019urgence d\u2019agir. Cette pr\u00e9occupation nous traverse forc\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai \u00e9galement \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la lecture de <em>Par-del\u00e0 nature et culture<\/em> <strong>Philippe Descola<\/strong> qui propose de repenser notre rapport au vivant en le consid\u00e9rant dans un sens \u00e9largi. L&rsquo;auteur invite \u00e0 sortir de cette vision o\u00f9 l\u2019homme se place au-dessus de tout, comme un \u00eatre dominant et tout-puissant. Cette r\u00e9flexion m\u2019a particuli\u00e8rement touch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, je me suis int\u00e9ress\u00e9 au travail de la designeuse <strong>Neri Oxman<\/strong> qui d\u00e9veloppe des sc\u00e9nographies \u00e0 partir de mat\u00e9riaux vivants, notamment avec des vers \u00e0 soie. Elle parle d\u2019une architecture qui pousse, qui se d\u00e9veloppe de mani\u00e8re organique. Cette id\u00e9e a fortement r\u00e9sonn\u00e9 avec nos propres questionnements, \u00e0 la fois artistiques et tr\u00e8s concrets au sein de la compagnie. Finalement, cela nous est apparu comme une \u00e9vidence, presque une n\u00e9cessit\u00e9, d\u2019explorer cette th\u00e9matique \u00e0 travers <em>Ga\u00efa<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Justement, comment fonctionne votre compagnie \u00e0 deux t\u00eates ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Sur la th\u00e9matique, nous sommes d\u2019abord deux \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir : <strong>Benjamin (NDLR&nbsp;: &nbsp;Lissardy)<\/strong> et moi-m\u00eame, fondateurs de Bivouac. Nous d\u00e9veloppons le projet sur plusieurs ann\u00e9es \u2014 souvent trois ans \u2014 avant d\u2019ouvrir la cr\u00e9ation \u00e0 d\u2019autres regards, notamment celui d\u2019un\u00b7e sc\u00e9nographe ou designer.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour <em>Ga\u00efa<\/em>, <strong>Alice Bleton<\/strong> nous a rejoints. Son travail nous parlait d\u00e9j\u00e0 : elle avait explor\u00e9 des formes d\u2019architecture en lien avec l\u2019environnement, et partage une sensibilit\u00e9 proche de la n\u00f4tre. Cela r\u00e9sonne particuli\u00e8rement avec notre d\u00e9marche, notamment parce que nos musiciens enregistrent les sons de la structure. C\u2019est assez fascinant : en posant l\u2019oreille contre l\u2019arbre en m\u00e9tal, on entend une forme de vie. Nous aimons donner au spectateur acc\u00e8s \u00e0 cette dimension intime \u2014 non seulement celle du jeu, mais aussi celle de la mati\u00e8re elle-m\u00eame. Alice est tr\u00e8s r\u00e9ceptive \u00e0 cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela fait aussi pr\u00e8s de quinze ans que nous travaillons avec <strong>Sud Side \u2013 Les Ateliers Spectaculaires<\/strong>, qui sont les ing\u00e9nieurs de nos sc\u00e9nographies. Ensuite, il faut constituer l\u2019\u00e9quipe artistique. Pour <em>Ga\u00efa<\/em>, nous avons la chance d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9s par <strong>Kitsou Dubois<\/strong> en regard ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce que j\u2019expliquais r\u00e9cemment \u00e0 des coll\u00e9giens : le public voit un d\u00e9cor, puis une \u0153uvre aboutie sur sc\u00e8ne, mais il n\u2019imagine pas toute l\u2019aventure humaine qui pr\u00e9c\u00e8de. Les \u00e9changes, les recherches, les rencontres\u2026 Ce sont de nombreux corps de m\u00e9tiers, parfois tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s les uns des autres, qui collaborent pour rendre possible un projet comme celui-ci \u2014 des \u00e9quipes administratives aux ing\u00e9nieurs. Et cette aventure s\u2019inscrit dans la dur\u00e9e : certaines de nos pi\u00e8ces tournent encore dans le monde entier plus de dix ans apr\u00e8s leur cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"681\" src=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10850\" srcset=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-300x200.jpg 300w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-768x511.jpg 768w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-1536x1022.jpg 1536w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Gaia-.-Cie-Bivouac-\u00a9-Regis-Bertrand-Photographies2-2048x1363.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une aventure qui a commenc\u00e9 il y a quinze ans ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Oui, tout \u00e0 fait. Ce qui fonde notre identit\u00e9 est le croisement des arts appliqu\u00e9s, du cirque et de la musique \u2014 notamment avec <strong>Yanier Hechavarria<\/strong>, compositeur et interpr\u00e8te form\u00e9 \u00e0 Cuba, au Mexique et en France, lui aussi attir\u00e9 par le croisement des arts et des esth\u00e9tiques. Ce sont ces trois dimensions que nous cherchons \u00e0 faire dialoguer dans chacune de nos cr\u00e9ations.<s><\/s><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Il a \u00e9t\u00e9 ais\u00e9 d\u2019int\u00e9grer le milieu du cirque avec vos parcours de \u00ab&nbsp;th\u00e9\u00e2treux&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Je pense que cela pose en effet certaines difficult\u00e9s. En France, l\u2019espace public et les arts de rue offrent une v\u00e9ritable opportunit\u00e9 : lorsqu\u2019un spectacle est vu, la confiance s\u2019installe progressivement. Cela commence souvent par un premier partenariat, puis un second\u2026 Il y a aussi les rencontres avec les artistes : une quarantaine ont d\u00e9j\u00e0 collabor\u00e9 avec nous, notamment des circassiens qui ont ensuite parl\u00e9 de notre travail. Certains viennent de conservatoires, d\u2019\u00e9coles sup\u00e9rieures ou sont autodidactes. Au d\u00e9part, cela demande plus de temps, car nous n\u2019arrivons pas avec une carte de visite d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablie : tout est \u00e0 construire pour affirmer ce qui nous anime artistiquement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Benjamin<\/strong>, par exemple, vient \u00e0 l\u2019origine du sport \u2014 du skate, du surf, pratique l\u2019escalade\u2014 et n\u2019avait jamais fait de cirque. Il s\u2019est empar\u00e9 de cette discipline sur le tard, vers vingt ans, parce qu\u2019il en ressentait la n\u00e9cessit\u00e9. De mon c\u00f4t\u00e9, je suis com\u00e9dienne, mais je ne pratique pas le cirque, ce qui constitue aussi une singularit\u00e9 dans notre approche.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui (et depuis toujours), <strong>Benjamin<\/strong> est \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s comme assistant \u00e0 la mise en sc\u00e8ne. Il veille \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et s\u2019assure que toute la dimension corporelle et circassienne est ma\u00eetris\u00e9e. Pour ma part, ce qui m\u2019importe particuli\u00e8rement, c\u2019est la question de la sensation en jeu et du sens du mouvement : lorsque je travaille avec les circassiens, il y a toujours une intention de jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Paradoxalement, je ne construis pas nos spectacles selon une dramaturgie classique, avec un d\u00e9but et une fin. Il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019une succession de tableaux, proches d\u2019un travail chor\u00e9graphique. Mais dans chacun de ces tableaux, il y a toujours une intention, une adresse, une pr\u00e9sence au jeu. D\u2019ailleurs, nous \u00e9crivons d\u2019abord un sc\u00e9nario, qui \u00e9volue ensuite au fil du processus. La r\u00e9alit\u00e9 de la structure, les corps des artistes, leurs propositions, leurs univers, leurs envies viennent transformer le projet initial. C\u2019est un travail profond\u00e9ment collectif.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une chor\u00e9graphe en regard ext\u00e9rieur, donc ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Oui, nous nous sommes rapproch\u00e9s de <strong>Kitou Dubois<\/strong> \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une convention de m\u00e2t chinois. \u00c0 cette p\u00e9riode, <em>Perceptions<\/em> aborde le sujet de la physique quantique, axant une recherche corporelle en suspension gr\u00e2ce (entre autres) \u00e0 un m\u00e2t circulaire et un travail sur la corporalit\u00e9 en suspension. Dans ce cadre, nous avons organis\u00e9 une convention d\u2019arts autour de cette th\u00e9matique et avons sollicit\u00e9 Kitsou pour travailler sur la sc\u00e9nographie. Dans le cadre de cet \u00e9v\u00e8nement o\u00f9 notre structure \u00e9tait \u00e0 disposition des artistes pr\u00e9sents, nous avons sollicit\u00e9 Kitsou pour travailler sur la sc\u00e9nographie.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes rest\u00e9s en contact par la suite, notamment lorsque nous avons envisag\u00e9 <em>Ga\u00efa<\/em> comme un projet moins ax\u00e9 sur l\u2019acrobatie et le geste virtuose \u2014 m\u00eame si cela fait partie de notre ADN \u2014, avec l\u2019envie d\u2019explorer davantage l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 et une autre forme de prise de risque, plus tourn\u00e9e vers le \u201cdedans\u201d. Elle a suivi les auditions. Prochainement, elle sera pleinement pr\u00e9sente \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s lors de prochaines r\u00e9sidences de cr\u00e9ation, sur la structure comme avec les artistes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Perceptions<\/em><\/strong><strong>, que vous avez pr\u00e9sent\u00e9 le samedi 21 mars \u00e0 La Rochelle, fait d\u2019ailleurs \u00e9cho \u00e0 <em>Ga\u00efa<\/em> ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie est le lien principal qui unit ces deux cr\u00e9ations. Il y a aussi cette mani\u00e8re particuli\u00e8re de r\u00e9p\u00e9ter : dans chacune de nos pi\u00e8ces, il est toujours question de l\u2019humain et de son environnement. Cela se retrouve dans les corps, dans leur engagement. <em>Perceptions<\/em> porte pleinement l\u2019ADN de la compagnie et de nos recherches.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous travaillons \u00e9galement dans une logique de r\u00e9emploi : par exemple, le sol que vous voyez dans la structure de Ga\u00efa provient d\u2019un pr\u00e9c\u00e9dent spectacle, <em>\u00c0 Corps Perdus<\/em>. L\u2019id\u00e9e est de ne pas laisser \u201cdormir\u201d nos sc\u00e9nographies. Quand elles ne sont pas r\u00e9utilis\u00e9es dans une cr\u00e9ation, nous les pr\u00eatons \u00e0 l\u2019<a href=\"https:\/\/www.ecolecirquebordeaux.com\/\" title=\"\">\u00e9cole de cirque de Bordeaux<\/a> pour les \u00e9tudiants, les masterclasses ou encore la convention annuelle de m\u00e2t chinois. Nos d\u00e9cors vivent aussi \u00e0 travers des temps forts et \u00e9v\u00e9nements que nous organisons ou auxquelles nous participons en tant que complices, o\u00f9 danseurs et circassiens se rencontrent et les investissent autrement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Il y a ce go\u00fbt pour la transmission ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 fait. C\u2019est extr\u00eamement enrichissant. \u00c0 l\u2019\u00e9cole de cirque de Bordeaux, nous pouvons apporter une visionartistique coupl\u00e9e \u00e0 une exp\u00e9rience professionnelle qui vient compl\u00e9ter un projet p\u00e9dagogique. Et puis, ce sont les artistes de demain : beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e8ves participent ensuite aux projets de la compagnie, c\u2019est un cercle vertueux.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense que notre univers constitue pour eux un v\u00e9ritable terrain de jeu. Nos structures, avec des agr\u00e8s sp\u00e9cifiques, viennent compl\u00e8tement r\u00e9interroger leur mani\u00e8re de bouger, d\u2019habiter leur corps. C\u2019est presque une red\u00e9couverte du mouvement et de l\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Propos recueillis par C\u00e9dric Chaory<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00a9 Pierre Planchenault (photo de Une)<\/strong> \/ <strong><em>Ga\u00efa<\/em> \u00a9 R\u00e9gis Bertrand<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ga\u00efa<\/em><\/strong><strong>&nbsp;: cr\u00e9ation le 26 Juin 2026 \u2013 Festival Regarde ! Ar\u00e8s, 33<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/bivouaccie.com\/\">Compagnie de cirque<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ga\u00efa&nbsp;: quand le cirque c\u00e9l\u00e8bre notre Terre m\u00e8re Avec Ga\u00efa, la compagnie Bivouac explore les liens fragiles et po\u00e9tiques qui unissent l\u2019humain \u00e0 son environnement. Avec leur sc\u00e9nographie en perp\u00e9tuel mouvement et un arbre central qui semble prendre vie, Maryka Hassi et son \u00e9quipe invitent umoove en banlieue rochelaise pour d\u00e9couvrir une cr\u00e9ation work in &hellip;<\/p>\n<p class=\"read-more\"> <a class=\"\" href=\"https:\/\/umoove.art\/index.php\/2026\/03\/23\/10848\/\"> <span class=\"screen-reader-text\">Maryka Hassi, Compagnie Bivouac<\/span> Lire la suite\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","footnotes":""},"categories":[9],"tags":[482,91],"class_list":["post-10848","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-interview-interview","tag-bivouac","tag-cnarep-sur-le-pont"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10848","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10848"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10848\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10885,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10848\/revisions\/10885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10848"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10848"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10848"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}