{"id":10415,"date":"2026-01-13T18:54:22","date_gmt":"2026-01-13T17:54:22","guid":{"rendered":"https:\/\/umoove.art\/?p=10415"},"modified":"2026-01-13T18:55:24","modified_gmt":"2026-01-13T17:55:24","slug":"clara-cornil-prendre-soin-des-territoires-par-le-corps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/2026\/01\/13\/clara-cornil-prendre-soin-des-territoires-par-le-corps\/","title":{"rendered":"Clara Cornil\u00a0: Prendre soin des territoires par le corps"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10416\" srcset=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg 1024w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2-300x240.jpg 300w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2-768x614.jpg 768w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2-1536x1229.jpg 1536w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Umoove-site-internet-2.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Depuis plus de vingt ans, la chor\u00e9graphe et la compagnie Les D\u00e9cisifs d\u00e9veloppent une pratique artistique profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans les territoires, ruraux comme humains. Entre cr\u00e9ation situ\u00e9e, \u00e9coute des habitant\u00b7es et attention port\u00e9e aux milieux de vie, Les Ateliers du Milieu dessinent une autre mani\u00e8re de penser la danse : comme un geste de soin, de rencontre et de cohabitation avec le r\u00e9el.<\/strong> Entretien.<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vous d\u00e9veloppez, avec David Subal et la compagnie Les D\u00e9cisifs, un travail artistique depuis plus de vingt ans, profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans les territoires. Comment d\u00e9cririez-vous les fondements de votre d\u00e9marche chor\u00e9graphique ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Plusieurs motivations nous ont amen\u00e9s \u00e0 travailler sur les territoires. David vient d\u2019Autriche, de Vienne ; il a beaucoup travaill\u00e9 hors des th\u00e9\u00e2tres, dans des contextes urbains et internationaux. De mon c\u00f4t\u00e9, j\u2019ai tr\u00e8s t\u00f4t \u00e9t\u00e9 en lien avec les territoires ruraux, car j\u2019y ai grandi enfant. Il y a l\u00e0 une impr\u00e9gnation physiologique, une compr\u00e9hension issue de l\u2019exp\u00e9rience de vie de ces territoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une n\u00e9cessit\u00e9 profonde de prendre soin de celles et ceux qui y vivent : de ce qu\u2019ils sont, de ce qu\u2019ils font, et d\u2019honorer leurs r\u00e9cits par la rencontre, puis par une restitution artistique et chor\u00e9graphique. Ce geste de \u00ab prendre soin \u00bb est tr\u00e8s fort : il d\u00e9plie des pratiques de disponibilit\u00e9, d\u2019\u00e9coute et de rencontre, un travail sur la dur\u00e9e, fait d\u2019infusion et d\u2019arpentage. Cela sous-tend d\u2019autres pratiques corporelles, attentionnelles, qui viennent rencontrer les pratiques chor\u00e9graphiques.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>En 2020, vous initiez Les Ateliers du Milieu sur le territoire du Parc national de for\u00eats. Ce milieu vous attendait-il ? Comment avez-vous provoqu\u00e9 la rencontre ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Nous n\u2019\u00e9tions pas n\u00e9cessairement attendus. Ce sont des territoires o\u00f9, m\u00eame si cela n\u2019est pas nomm\u00e9 ainsi, la notion de subsistance est tr\u00e8s ancr\u00e9e. C\u2019est sans doute aussi le cas dans les territoires urbains, mais je les connais moins et ne peux pas en parler. Pour nous, ce projet faisait profond\u00e9ment sens. Nous partons toujours de ce qui fait sens pour nous, puis de la mani\u00e8re dont cela rencontre le territoire et le travaille continuellement. C\u2019est un peu comme un enfant qui grandit : \u00e0 chaque \u00e2ge, cela bouge, se d\u00e9ploie diff\u00e9remment.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet existe depuis cinq ans et se fa\u00e7onne au fur et \u00e0 mesure que nous le faisons. Il y a une intuition, une vision, mais elles ne se plaquent pas sur le r\u00e9el : c\u2019est le r\u00e9el qui vient impr\u00e9gner les actions, et tout cela dialogue en permanence.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La cr\u00e9ation a commenc\u00e9 au moment du Covid. Cela a-t-il compliqu\u00e9 votre travail ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Oui, tout \u00e0 fait. Nous avons commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019automne 2019. Nous avons n\u00e9anmoins r\u00e9ussi \u00e0 organiser un festival, \u00e0 l\u2019interstice de cette p\u00e9riode, lorsque les \u00e9v\u00e9nements en ext\u00e9rieur \u00e9taient encore possibles. Le festival <em>Horizone<\/em> a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part pour l\u2019ext\u00e9rieur et pour la cr\u00e9ation situ\u00e9e.Parall\u00e8lement, nous avons travaill\u00e9 sur un projet \u00e9ditorial \u2013 <em>Les \u00c9ditions du Milieu<\/em>. Nous avions un projet intitul\u00e9 <em>Dans les bois<\/em>, dont une des formes de restitution \u00e9tait un ouvrage, <em>La M\u00e9moire de la for\u00eat<\/em>, rassemblant un corpus d\u2019entretiens r\u00e9alis\u00e9s avec des personnes vivant sur le territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons \u00e9norm\u00e9ment travaill\u00e9 sur ce livre pendant le confinement, ce qui a permis de lancer Les \u00c9ditions du Milieu. Aujourd\u2019hui, elles publient notamment un jeu de cartes \u2013 format tr\u00e8s en vogue chez les chor\u00e9graphes \u2013 pour aller \u00e0 la rencontre des for\u00eats avec le corps, \u00e0 travers des invitations \u00e0 la performance spontan\u00e9e, entre adultes et enfants.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vous travaillez en \u00e9troite collaboration avec les habitant\u00b7es, les artistes et les acteur\u00b7ices du territoire. Comment ces rencontres transforment-elles votre regard sur la cr\u00e9ation et sur la notion de collectif ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>De plus en plus, nous avons envie de creuser la mani\u00e8re dont la cr\u00e9ation s\u2019articule avec le quotidien. Il ne s\u2019agit pas seulement de jouer dans des espaces non d\u00e9di\u00e9s, m\u00eame si cela en fait partie. Par exemple, <strong>Myriam Gourfink<\/strong> et <strong>France Cartigny<\/strong> \u00e9taient en r\u00e9sidence cet automne. Dans leur travail, il \u00e9tait pertinent de commencer \u00e0 performer en public, dans l\u2019esprit de la cr\u00e9ation <em>MASSE<\/em>. Il ne s\u2019agissait pas d\u2019un rendez-vous formel, mais d\u2019un public de passage. L\u2019enjeu \u00e9tait que les habitant\u00b7es puissent comprendre le projet performatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Elles ont perform\u00e9 au march\u00e9, autour de la question du pain. Dans cette hyper-ruralit\u00e9 o\u00f9 nous sommes, il y a peu de propositions artistiques, et le public a \u00e9t\u00e9 accueilli avec beaucoup de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 par les performeuses. C\u2019est un exemple concret de la mani\u00e8re dont Les Ateliers du Milieu peuvent s\u2019articuler avec le quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, nous d\u00e9veloppons un autre projet intitul\u00e9 <em>Cammina, cammina<\/em>, autour des communaut\u00e9s animales, du pastoralisme et des r\u00e9cits d\u2019\u00e9leveurs. Nous l\u2019imbriquons avec une initiative locale d\u2019\u00e9leveurs qui souhaitent reconstruire une fili\u00e8re laine sur le territoire du parc. Ici, la cr\u00e9ation artistique vient compl\u00e9ter une dynamique territoriale tr\u00e8s forte, li\u00e9e \u00e0 quelque chose qui a exist\u00e9 et pourrait ressurgir. Nous valorisons cette initiative \u2013 tr\u00e8s ancr\u00e9e dans l\u2019action et la technique \u2013 en y apportant du sensible, du corps, un autre rapport que celui du seul m\u00e9tier d\u2019\u00e9leveur.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous apportons \u00e9galement des ressources humaines : France, danseuse et berg\u00e8re ; Le\u00efla Chakroun, chercheuse en \u00e9cologie et en environnement. Il ne s\u2019agit donc pas seulement de jouer dans des lieux non d\u00e9di\u00e9s, mais d\u2019\u00eatre v\u00e9ritablement main dans la main, chacun \u00e0 sa place, pour accompagner une dynamique territoriale.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00cates-vous accompagn\u00e9e par les tutelles et les institutions ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Oui, tout \u00e0 fait. Nous avons la chance d\u2019\u00eatre soutenus par des personnes en poste dans les institutions, qui ont fait l\u2019effort, ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es, de venir nous rencontrer au fin fond de la Haute-Marne. Nous sommes \u00e9loign\u00e9s g\u00e9ographiquement, et leur curiosit\u00e9 est pr\u00e9cieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes accompagn\u00e9s par la DRAC en tant qu\u2019atelier et fabrique artistique de cr\u00e9ation situ\u00e9e. La R\u00e9gion et la DRAC soutiennent \u00e9galement le projet <em>Camina, Camina<\/em>. La R\u00e9gion et le D\u00e9partement nous aident aussi en tant que lieu et projet structurant pour le Grand Est. Nous ne sommes pas seuls, et heureusement, car une telle initiative ne pourrait survivre sans subventions. Il serait impossible de d\u00e9ployer autant de dispositifs, \u00e0 la fois pour le territoire et pour les \u00e9quipes artistiques accueillies.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vous d\u00e9veloppez des formats de transmission \u00e0 destination des enfants, \u00e0 travers des ateliers gratuits et des stages immersifs. Quelle place tient l\u2019enfance dans votre projet artistique et territorial ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il y a de la jeunesse sur ce territoire, principalement des jeunes enfants et des adolescents. Les \u00e9tudiant\u00b7es, en revanche, sont contraints de partir vers les grandes villes pour poursuivre leurs \u00e9tudes, car peu de fili\u00e8res sont pr\u00e9sentes localement.<\/p>\n\n\n\n<p>La grande joie de ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es a \u00e9t\u00e9 de mettre en place des ateliers hors du cadre scolaire. Nous travaillons depuis le d\u00e9but avec les \u00e9quipes p\u00e9dagogiques, et c\u2019est passionnant. Mais aujourd\u2019hui, les enfants viennent \u00e0 la yourte sans leurs ma\u00eetres ou ma\u00eetresses. Ils trouvent cela tout \u00e0 fait normal, comme d\u2019aller au th\u00e9\u00e2tre ou \u00e0 la biblioth\u00e8que.C\u2019\u00e9tait un souhait fort de ma part : la yourte est un lieu singulier, tant par son esth\u00e9tique que par les mat\u00e9riaux utilis\u00e9s, sa qualit\u00e9 environnementale, sa po\u00e9sie et l\u2019attention qu\u2019elle propose. Je connais ses bienfaits, et les enfants l\u2019ont adopt\u00e9e, tout comme les adultes accompagnants. Nous menons \u00e9galement des projets avec des \u00e9coles venant de plus loin : cela essaime.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Parlez-nous de cette fameuse yourte.<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une trentaine d\u2019ann\u00e9es de cr\u00e9ations, souvent en situation de nomadisme, m\u00eame si nous menions d\u00e9j\u00e0 des projets de territoire sur un ou deux mois, s\u2019est pos\u00e9e la question de creuser quelque chose dans la dur\u00e9e, d\u2019exp\u00e9rimenter un temps plus vertical. Avec David, nous souhaitions nous d\u00e9placer en profondeur, \u00eatre moins nomades et d\u00e9plier la question du territoire sur le long terme : territoire mat\u00e9riel, territoire paysager. Il nous fallait donc un espace. Au d\u00e9part, nous pensions r\u00e9nover une grange, mais le projet \u00e9tait complexe. Une amie m\u2019a alors sugg\u00e9r\u00e9 l\u2019id\u00e9e d\u2019une yourte.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas dans notre paysage mental, mais ce qui m\u2019a imm\u00e9diatement int\u00e9ress\u00e9e, c\u2019\u00e9tait la possibilit\u00e9 de penser un espace de A \u00e0 Z : mat\u00e9riaux d\u2019\u00e9co-construction, sobri\u00e9t\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, r\u00e9flexion sur toute la cha\u00eene. Un espace peu co\u00fbteux \u00e0 l\u2019usage et p\u00e9renne, ce que notre \u00e9conomie nous imposait aussi. La yourte fait 100 m\u00b2, elle est circulaire, avec 11 m\u00e8tres de diam\u00e8tre. C\u2019est un tr\u00e8s beau lieu, situ\u00e9 sur une parcelle \u00e0 la lisi\u00e8re du village de Rouvres-sur-Aube. Nous avons acquis cette parcelle en octobre dernier et allons \u00e9galement investir une petite maison dans le village pour l\u2019accueil des artistes. Nous souhaitons d\u00e9velopper des stages et des formations : cette pr\u00e9sence artistique de proximit\u00e9 nous est tr\u00e8s ch\u00e8re, tout comme la pr\u00e9sence des artistes dans le village.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quels sont les prochains rendez-vous au premier trimestre 2026&nbsp;?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le travail avec les \u00e9coles se poursuit de mani\u00e8re souterraine, peu visible, mais il occupe une grande partie de notre quotidien. En janvier, nous accueillerons <strong>Lucie Taffin<\/strong>, accord\u00e9oniste, ainsi que <strong>Dominique Parent<\/strong>, de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise, autour de textes de <strong>Val\u00e8re Novarina<\/strong>. Une soir\u00e9e publique aura lieu le 17 janvier.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux temps de r\u00e9sidence sont \u00e9galement pr\u00e9vus pour <em>Camina, Camina<\/em>. En mars, nous accueillerons de nouveau des musiciens ; en avril, <strong>Aline Fayard &amp; Sandra Wieser<\/strong> <strong>&#8211; Cie strates<\/strong> travailleront sur un duo de danse tout terrain ; enfin, en mai, DD Dorvillier d\u00e9veloppera un nouveau projet autour de la parole et de la danse, <em>Parler la danse<\/em>, avec plusieurs \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous reconduirons \u00e9galement, pour sa troisi\u00e8me \u00e9dition, l\u2019Universit\u00e9 du Milieu : un espace de m\u00e9tissage, cinq jours d\u2019apprentissage solidaire entre humains et non-humains. En juillet, cinq jours de croisements de pratiques entre gestes artistiques et paysans, savoirs et savoir-faire sensibles. C\u2019est un rendez-vous appel\u00e9 \u00e0 grandir : un besoin de se retrouver, de partager des espaces de vie et de pratiques sur un site isol\u00e9, comme en incubation. Une exp\u00e9rience tr\u00e8s horizontale, o\u00f9 l\u2019on laisse les questions nous traverser par le corps. C\u2019est un tr\u00e8s beau moment.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Propos recueillis par C\u00e9dric Chaory<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cr\u00e9dit photo&nbsp;: DR<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.lesateliersdumilieu.com\/\">les ateliers du milieu | danse et paysage<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis plus de vingt ans, la chor\u00e9graphe et la compagnie Les D\u00e9cisifs d\u00e9veloppent une pratique artistique profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans les territoires, ruraux comme humains. 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