{"id":10235,"date":"2025-12-08T21:02:56","date_gmt":"2025-12-08T20:02:56","guid":{"rendered":"https:\/\/umoove.art\/?p=10235"},"modified":"2025-12-08T21:21:30","modified_gmt":"2025-12-08T20:21:30","slug":"jeremy-loup-quer-face-au-defi-quasimodo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/umoove.art\/index.php\/2025\/12\/08\/jeremy-loup-quer-face-au-defi-quasimodo\/","title":{"rendered":"J\u00e9r\u00e9my-Loup Quer face au d\u00e9fi Quasimodo"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" data-id=\"10237\" src=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10237\" srcset=\"https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2-1024x819.jpg 1024w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2-300x240.jpg 300w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2-768x614.jpg 768w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2-1536x1229.jpg 1536w, https:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Umoove-site-internet-2.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c0 l\u2019heure de retrouver Quasimodo, r\u00f4le embl\u00e9matique de Roland Petit qu\u2019il avait abord\u00e9 une premi\u00e8re fois en pleine pand\u00e9mie, J\u00e9r\u00e9my-Loup Quer se confronte de nouveau \u00e0 l\u2019une des partitions les plus \u00e9prouvantes du r\u00e9pertoire. Entre douleur assum\u00e9e, virtuosit\u00e9 physique et qu\u00eate d\u2019un \u00e9quilibre subtil entre la b\u00eate hugolienne et le \u201cprince bossu\u201d imagin\u00e9 par Petit, le Premier Danseur de l\u2019Op\u00e9ra de Paris d\u00e9voile les d\u00e9fis, les inspirations et les exigences d\u2019un ballet total \u2014 o\u00f9 d\u00e9cor, musique et dramaturgie ne laissent aucun r\u00e9pit.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vous vous appr\u00eatez \u00e0 endosser un r\u00f4le embl\u00e9matique du r\u00e9pertoire de Roland Petit&nbsp;: Quasimodo. Comment avez-vous abord\u00e9 l\u2019apprentissage de ce ballet, qui exige \u00e0 la fois une grande physicalit\u00e9 et une forte charge dramatique ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est la deuxi\u00e8me fois que j\u2019endosse ce r\u00f4le. La premi\u00e8re, c\u2019\u00e9tait pendant la p\u00e9riode du Covid : nous avions r\u00e9p\u00e9t\u00e9 sur sc\u00e8ne, mais le spectacle a finalement \u00e9t\u00e9 annul\u00e9. Lorsque l\u2019on aborde un r\u00f4le de cette envergure, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste naturellement \u00e0 lire \u2014 ou relire \u2014 le roman de Victor Hugo, m\u00eame si Roland Petit s\u2019en \u00e9loigne en faisant de Quasimodo une figure quasi princi\u00e8re. Selon lui, Quasimodo est un \u00ab prince bossu \u00bb : l\u2019interpr\u00e8te doit donc \u00e9viter grimaces et mimiques.<br>Le film de <strong>Jean Delannoy<\/strong> (1956) m\u2019a beaucoup inspir\u00e9, m\u00eame si le ballet s\u2019en \u00e9loigne. Deux passages me marquent particuli\u00e8rement : l\u2019ouverture avec la f\u00eate des fous et le duo avec Esmeralda, o\u00f9 nous passons de cloche en cloche dans un pas de deux de dix minutes \u2014 v\u00e9ritable climax du personnage. Dans le film, Quasimodo est d\u00e9peint comme une cr\u00e9ature repoussante, craintive, presque penaude, et proclam\u00e9 roi des fous dans une sorte d\u2019all\u00e9gresse grotesque. Avec Esmeralda, il a peur d\u2019\u00eatre touch\u00e9. Roland Petit bouleverse cela : il faut jouer un Quasimodo plus subtil, sans en faire la b\u00eate d\u2019Hugo, mais sans aller totalement vers le prince non plus. L\u2019\u00e9quilibre est extr\u00eamement t\u00e9nu : difficile \u00e0 trouver, mais tr\u00e8s exaltant.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ayant d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 ce r\u00f4le, vous a-t-il \u00e9t\u00e9 plus simple de l\u2019aborder \u00e0 nouveau ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est toujours plus facile de reprendre un r\u00f4le. J\u2019ai r\u00e9cemment appris que Roland Petit avait tent\u00e9 diff\u00e9rentes options concernant la bosse de Quasimodo \u2014 y compris une fausse bosse int\u00e9gr\u00e9e au costume \u2014 mais rien ne fonctionnait. Il a finalement d\u00e9cid\u00e9 de mat\u00e9rialiser la bosse physiquement : pendant deux heures, nous dansons donc dans un inconfort r\u00e9el. Cela fait mal, mais c\u2019est ce qui permet au corps de se modeler, de ressentir v\u00e9ritablement la difformit\u00e9. La difficult\u00e9 physique se lit dans le corps, le visage, les jambes, car Quasimodo boite de la jambe droite. Accepter la douleur, c\u2019est entrer dans le r\u00f4le.<br>Ayant d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu cette \u00e9preuve en 2021, je comprends mieux aujourd\u2019hui ce que traverse le corps. Je sais que je peux danser toute la pi\u00e8ce en ayant mal, et m\u00eame jouer avec cette douleur. Certains passages sont merveilleux mais techniquement complexes, avec des comptes irr\u00e9guliers (5, 6, 7, parfois 9). Le d\u00e9cor est \u00e9galement tr\u00e8s exigeant : on rampe, on grimpe \u00e0 une \u00e9chelle, \u00e0 une cloche\u2026 Reprendre tout cela une seconde fois rend l\u2019apprentissage plus rapide.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Il y a deux autres interpr\u00e8tes de Quasimodo&nbsp;: Hugo Marchand et Francesco Mura. Est-il impossible de danser ce r\u00f4le sur une vingtaine de soir\u00e9es ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Nous ne pouvons pas assurer tous les soirs les grands ballets classiques, qui sont physiquement tr\u00e8s exigeants. Et \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris, nous sommes 154 artistes : les r\u00f4les se r\u00e9partissent afin que chacun puisse danser et progresser. Sur 22 repr\u00e9sentations, nous en faisons sept chacun \u2014 ce qui constitue une s\u00e9rie importante, puisque nous tournons g\u00e9n\u00e9ralement entre trois et cinq repr\u00e9sentations par r\u00f4le. En faire vingt serait impensable, au vu de la difficult\u00e9 du ballet. Nous sommes une vingtaine de solistes, tous doivent travailler. Pour ce ballet, il y a m\u00eame des auditions, pass\u00e9es sous l\u2019\u0153il de Luigi Bonino, ayant droit de Roland Petit.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Echangez-vous avec les deux autres Quasimodo de la distribution&nbsp;? Ce partage nourrit-il votre vision du r\u00f4le ? Avez-vous des \u00e9changes entre vous ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Oui, tout \u00e0 fait. Nous nous aidons beaucoup. Ce n\u2019est pas toujours \u00e9vident, selon les personnalit\u00e9s ou les \u00e9gos, mais sur Quasimodo, le dialogue est tr\u00e8s pr\u00e9sent. Nous n\u2019avons pas les m\u00eames coaches, donc c\u2019est enrichissant d\u2019\u00e9changer sur les d\u00e9tails, la musicalit\u00e9, les intentions, les inspirations. Il n\u2019y a pas de temps officiel d\u00e9di\u00e9 \u00e0 cela, mais nous prenons ces moments en dehors des r\u00e9p\u00e9titions.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le ballet repose beaucoup sur la dynamique entre les quatre r\u00f4les principaux. Comment travaillez-vous la relation sc\u00e9nique avec Esmeralda, et cette fronti\u00e8re entre d\u00e9sir, admiration et impossibilit\u00e9 ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est un travail tr\u00e8s important. Nous avons trois \u00e0 quatre semaines de r\u00e9p\u00e9titions pour remonter la pi\u00e8ce. On commence par l\u2019apprentissage technique, puis viennent les choix interpr\u00e9tatifs, ce que l\u2019on souhaite transmettre. Parfois, le corps suffit entre partenaires ; parfois, on discute. Moi, j\u2019aime le dialogue.<br>Le ma\u00eetre de ballet est notre miroir : il nous dit si cela fonctionne, nous pousse \u00e0 aller plus loin pour que la trame chor\u00e9graphique et dramaturgique soit la plus claire possible, surtout dans un ballet o\u00f9 trois hommes gravitent autour d\u2019une femme. Je travaille notamment avec <strong>Irek Mukhamedov<\/strong>, avec <strong>Jean-Guillaume Bart<\/strong>, et avec<strong> Ludmila Pagliero<\/strong>, qui a souvent interpr\u00e9t\u00e9 Esmeralda. Et bien s\u00fbr avec <strong>Luigi Bonino<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<div class=\"ast-oembed-container\" style=\"height: 100%;\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"NOTRE-DAME DE PARIS de Roland Petit - TRAILER\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nzQ4sYYuMG8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Parlez-nous de votre collaboration avec Luigi Bonino.<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il est le gardien du temps, avec des id\u00e9es tr\u00e8s pr\u00e9cises \u2014 ce qui n\u2019est pas p\u00e9joratif : il pose un cadre indispensable. Mais il nous laisse aussi une vraie libert\u00e9. Il nous pousse \u00e0 trouver notre version du personnage tout en respectant l\u2019architecture pens\u00e9e par Roland Petit, qui a con\u00e7u une \u0153uvre totale avec <strong>Yves Saint Laurent<\/strong> et <strong>Ren\u00e9 Allio<\/strong>. Tout est construit autour des lignes \u2014 la croix, l\u2019horizontalit\u00e9, la verticalit\u00e9. Chaque personnage a une mani\u00e8re de tenir son corps en relation avec le d\u00e9cor et les costumes. Luigi veille \u00e0 ce que ces arch\u00e9types soient respect\u00e9s et r\u00e9activ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le d\u00e9cor stylis\u00e9 de Ren\u00e9 Allio et les costumes d\u2019Yves Saint Laurent \u2014 \u201ccolor\u00e9s comme les vitraux d\u2019une cath\u00e9drale\u201d \u2014 cr\u00e9ent une atmosph\u00e8re singuli\u00e8re. Cela influence-t-il votre jeu ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Absolument. Le d\u00e9cor et les costumes nous aident \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 entrer dans le personnage. Ils ajoutent une magie au mouvement, \u00e0 la musique, aux intentions. J\u2019aime particuli\u00e8rement le fait que le d\u00e9cor se transforme : cela demande un engagement physique et mental qui me stimule. J\u2019ai plus de mal avec les ballets o\u00f9 le personnage principal passe son temps \u00e0 entrer et sortir de sc\u00e8ne ; cela m\u2019ennuie. Dans <em>Notre-Dame de Paris<\/em>, je suis en permanence sur le plateau, toujours en action.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La partition de Maurice Jarre est tr\u00e8s narrative et tr\u00e8s physique. Comment guide-t-elle votre interpr\u00e9tation ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e sp\u00e9cialement pour le spectacle, ce qui est g\u00e9nial. Maurice Jarre, habitu\u00e9 \u00e0 la musique de films, a cr\u00e9\u00e9 une \u0153uvre quasi onirique. Le pas de deux entre Esmeralda et Quasimodo est magnifique : je la porte sur mon dos, puis dans mes bras, jusqu\u2019au sol\u2026 Le th\u00e8me est sublime. Le rapport aux cloches, la f\u00eate des fous, la cour des miracles : tout est superbe dans cette musique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Avez-vous d\u00e9j\u00e0 dans\u00e9 d\u2019autres cr\u00e9ations de Roland Petit ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Non mais je r\u00eave d\u2019interpr\u00e9ter <em>Le Jeune homme et la mort<\/em> ou Don Jos\u00e9 dans <em>Carmen<\/em>, m\u00eame si le ballet a un peu vieilli. D\u2019ailleurs, je trouve que <em>Notre-Dame de Paris<\/em> souffre parfois d\u2019une mauvaise r\u00e9putation. Certains le jugent dat\u00e9, mais je ne le ressens plus ainsi. \u00c0 force d\u2019y plonger, je le vois comme un t\u00e9moignage magnifique des ann\u00e9es 1960, au m\u00eame titre que <em>Les Enfants du Paradis<\/em> pour l\u2019apr\u00e8s-guerre. Des \u0153uvres bien plus r\u00e9centes ont davantage vieilli. <em>Notre-Dame de Paris<\/em> est une pi\u00e8ce particuli\u00e8rement r\u00e9ussie : les costumes de Saint Laurent, la musique, tout cela n\u2019a rien perdu de sa force et incarne parfaitement l\u2019esprit d\u2019une \u00e9poque \u2014 comme lorsque l\u2019on revoit <em>L\u2019Arm\u00e9e des ombres<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Propos recueillis par C\u00e9dric Chaory \/ <\/strong>\u00a9 Yonathan Kellerman<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.operadeparis.fr\/saison-25-26\/ballet\/notre-dame-de-paris?medium=cpc&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=929307038&amp;gbraid=0AAAAADmsehCWt5phXHlH8TbMxyMkDXx7a&amp;gclid=Cj0KCQiA_8TJBhDNARIsAPX5qxSNfKiouduRmL9fOVtfsZgPqKEMJ0PrW5YSyzEUFoxWAh8LH9wlmgIaAmaVEALw_wcB\">Notre-Dame de Paris &#8211; Ballet &#8211; Programmation Saison 25\/26 &#8211; Op\u00e9ra national de Paris<\/a><strong><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019heure de retrouver Quasimodo, r\u00f4le embl\u00e9matique de Roland Petit qu\u2019il avait abord\u00e9 une premi\u00e8re fois en pleine pand\u00e9mie, J\u00e9r\u00e9my-Loup Quer se confronte de nouveau \u00e0 l\u2019une des partitions les plus \u00e9prouvantes du r\u00e9pertoire. 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