{"id":2209,"date":"2022-12-11T18:05:51","date_gmt":"2022-12-11T17:05:51","guid":{"rendered":"http:\/\/umoove.art\/?p=2209"},"modified":"2022-12-11T18:12:05","modified_gmt":"2022-12-11T17:12:05","slug":"festival-pharenheit-soiree-combo-rock","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/2022\/12\/11\/festival-pharenheit-soiree-combo-rock\/","title":{"rendered":"Festival Pharenheit &#8211; Soir\u00e9e Combo-Rock"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2209\" class=\"elementor elementor-2209\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-74de0e7 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"74de0e7\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-9f43de5\" data-id=\"9f43de5\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-73c7e84 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"73c7e84\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.14.0 - 26-06-2023 *\/\n.elementor-widget-image{text-align:center}.elementor-widget-image a{display:inline-block}.elementor-widget-image a img[src$=\".svg\"]{width:48px}.elementor-widget-image img{vertical-align:middle;display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"614\" src=\"http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit-768x614.png\" class=\"attachment-medium_large size-medium_large wp-image-2129\" alt=\"\" srcset=\"http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit-768x614.png 768w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit-300x240.png 300w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit-1024x819.png 1024w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit-1536x1229.png 1536w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Pharenheit.png 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-fbc177b elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"fbc177b\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-788c0fe\" data-id=\"788c0fe\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-69bc817 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"69bc817\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.14.0 - 26-06-2023 *\/\n.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t<p><strong>Pour la troisi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive, le Phare, Centre Chor\u00e9graphique National du Havre Haute-Normandie, dirig\u00e9 par Emmanuelle Vo-Dinh, proposait son festival de danse Pharenheit. Programmation \u00e9clectique, univers multiples allant de Christian Rizzo, Nadine Beaulieu \u00e0 Ambra Senatore, Anne Collod\u2026 Pharenheit donne une visibilit\u00e9 au paysage chor\u00e9graphique actuel. Petite pause sur l\u2019une des soir\u00e9es du festival\u00a0: la Soir\u00e9e Combo Rock.<\/strong><\/p><h3><strong><span style=\"font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\"><em>En-Joy (un morceau de mon esprit)<\/em> &#8211; Emmanuelle Vo-Dinh et David Monceau<\/span><\/strong><\/h3><p><strong>Cinq sens<\/strong><\/p><p>L\u2019espace tr\u00e8s peu \u00e9clair\u00e9, on devine ici et l\u00e0, un dispositif o\u00f9 la circulation sera toute particuli\u00e8re. Une concentration d\u2019\u00e9l\u00e9ments au sol, au coeur du plateau, d\u2019autres comme un panneau-miroir souple, un long tube de m\u00e9tal ou encore un mobile d\u2019objets en verre et m\u00e9tal, \u00e9parpill\u00e9s en p\u00e9riph\u00e9rie. Des lignes verticales s\u2019\u00e9tirant vers le ciel, organisent l\u2019espace \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un tipi. C\u2019est d\u2019ailleurs une allumette qui d\u00e9clenchera le feu de l\u2019action. Emmanuelle Vo-Dinh en craque une longue. Premi\u00e8re note de cette bande son originale, cr\u00e9\u00e9e instantan\u00e9ment par les danseurs. Chacun d\u2019entre eux, vont d\u2019un espace \u00e0 l\u2019autre pour agir avec minutie sur des mati\u00e8res, des micros et \u00e9laborer un son qu\u2019ils enregistrent, mettent parfois en boucle, \u00e0 l\u2019aide de p\u00e9dales.<\/p><p><em>En-Joy<\/em> est une pi\u00e8ce, pour les sens, avec une attention toute particuli\u00e8re port\u00e9e \u00e0 la vue et \u00e0 l\u2019ou\u00efe. L\u2019odeur de l\u2019\u00e9tincelle du d\u00e9but arrive jusqu\u2019\u00e0 nous, la manipulation des instruments guitare, mailloches, mais aussi des mati\u00e8res pr\u00e9sentes sur le plateau, en plus de cr\u00e9er du son, produisent des sensations de l\u2019ordre du toucher. On go\u00fbte \u00e0 chacune des mises en action. Le frottement d\u2019un micro sur un jean, un morceau de m\u00e9tal racl\u00e9 sur le sol\u2026 toutes ces actions sont autant de gestes, de mouvements plus ou moins dans\u00e9s (on est en effet souvent plus proche de la manipulation que de la danse), de sons connus ou nouveaux, de sensations agr\u00e9ables ou d\u00e9sagr\u00e9ables. Emmanuelle Vo-Dinh et David Monceau composent une partition riche de couleurs sonores.<\/p><p>La complicit\u00e9 est grande entre ces deux artistes qui se connaissent et travaillent ensemble depuis quatorze ans. Les corps au d\u00e9part \u00e9loign\u00e9s, le d\u00e9placement de l\u2019un\u00a0 g\u00e9n\u00e9rant celui de l\u2019autre, vont se rapprocher, entrer en contact et cr\u00e9er d\u2019autres possibilit\u00e9s visuelles et sonores. Les espaces s\u00e9par\u00e9s dans lesquels chacun se donnait pour le plaisir de l\u2019ou\u00efe, constituent petit \u00e0 petit un seul et m\u00eame espace. Les deux interpr\u00e8tes poursuivent leur valse autour du foyer fondateur, s\u2019y retrouvent puis s\u2019en \u00e9chappent de nouveau.<\/p><p>Les rires de l\u2019un entre alors en r\u00e9sonnance avec les riffs de l\u2019autre. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019empoignade de l\u2019un par l\u2019autre. Jeu d\u2019enfants, les souffles s\u2019affrontent poussent l\u2019un et l\u2019autre dans ses retranchements. Les corps se choquent, s\u2019entrechoquent entre eux, mais aussi et surtout avec les objets, donnant naissance \u00e0 de nouvelles sonorit\u00e9s.\u00a0<em style=\"font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">En-Joy<\/em><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\"> est une pi\u00e8ce simple donc lisible et dans laquelle on peut se projeter. Le proc\u00e9d\u00e9 de circulation, de mises en action d\u2019objets, instruments, de corps, mis en place, permet de d\u00e9cupler l\u2019acuit\u00e9 du spectateur, son attention et ses sensations.<\/span><\/p><p>Pendant cinquante minutes on s\u2019attache \u00e0 percevoir, comment les corps se d\u00e9placent et se mettent en jeu pour cr\u00e9er un espace sonore, une musique singuli\u00e8re. Le rituel tr\u00e8s calme, tr\u00e8s attentionn\u00e9, au d\u00e9but du spectacle, gagne petit \u00e0 petit en rapidit\u00e9, en \u00e9nergie, sans h\u00e9las r\u00e9ellement d\u00e9coller. Le d\u00e9roulement de la pi\u00e8ce et le dialogue engag\u00e9 entre musique, voix et corps pouvaient laisser pr\u00e9sager d\u2019un assaut final. D\u2019une mont\u00e9e paroxystique. Mais les chor\u00e9graphes et interpr\u00e8tes l\u2019ont vu autrement. La mont\u00e9e musicale jou\u00e9e \u00e0 la guitare par David Monceau et le corps d\u2019Emmanuelle Vo-Dinh entrant dans une forme de transe, travers\u00e9 par de timides secousses, tournant le dos aux spectateurs, font en quelque sorte retomber la sauce, dont les ingr\u00e9dients et leur m\u00e9lange au d\u00e9part paraissaient savoureux. Sati\u00e9t\u00e9 inassouvie.<\/p><h3><strong><em>Set Up<\/em> &#8211; Micka\u00ebl Philippeau<\/strong><\/h3><p><strong style=\"font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Le ch\u0153ur \u00e0 l\u2019ouvrage<\/strong><\/p><p><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Noir total. Une led frontale appara\u00eet au loin. Elle s\u2019approche doucement. Une autre s\u2019allume puis une autre, puis une autre, puis une autre\u2026 Les t\u00eates sur lesquelles elles reposent s\u2019inclinent \u00e0 tour de r\u00f4le. Un ballet lumineux, myst\u00e9rieux \u00a0commence. Une led pousse l\u2019autre puis l\u2019autre. Un relais s\u2019op\u00e8re, chacune semble attach\u00e9e \u00e0 un instrument de musique, la derni\u00e8re de la ligne chante, celle qui prend sa place, la pousse \u00e0 quitter le plateau, \u00e0 courir autour des spectateurs et revenir prendre la place d\u2019une autre puis d\u2019une autre etc\u2026<\/span><\/p><p>Cette premi\u00e8re sc\u00e8ne de <em>Set Up<\/em>, donne le ton. Et quel ton\u00a0! Moment d\u00e9licieux, enfantin que ces lumi\u00e8res incarnant des personnes dont on ne conna\u00eet ni le visage ni le corps, mais nous donnant \u00e0 voir des tailles, \u00e0 entendre des voix masculines, f\u00e9minines, graves, aigues, lascives reprenant inlassablement \u00ab\u00a0Wonderful life\u00a0\u00bb (tube des ann\u00e9es 80 chant\u00e9 par le groupe Black). Difficile alors de ne pas se sentir proche de ces personnes-personnages qui nous sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la lumi\u00e8re du plateau.<\/p><p>Le syst\u00e8me de relais mis en place au d\u00e9but de la pi\u00e8ce, se d\u00e9veloppe encore et encore. Ainsi la batteuse se substitue au guitariste, le guitariste se substitue \u00e0 la clavi\u00e9riste, la clavi\u00e9riste se substitue \u00e0 la violoncelliste\u2026 chacun prenant le temps de se glisser dans le r\u00f4le de l\u2019autre, d\u2019adopter ses attitudes, ses inclinaisons, on assiste \u00e0 la construction et d\u00e9construction d\u2019un groupe de musique. C\u2019est exactement de ce d\u00e9sir que na\u00eet <em>Set Up<\/em>. Rien d\u2019\u00e9tonnant d\u00e8s lors que les branchements, la mise en place des projecteurs, des amplis se fassent au d\u00e9but du spectacle et leur d\u00e9branchements et rangements, \u00e0 la fin de celui-ci.<\/p><p>Avec <em>Set Up<\/em>, Micka\u00ebl Philippeau construit et d\u00e9construit l\u2019espace sc\u00e9nique, en l\u2019occurrence celui d\u2019un concert. Entre les danseurs et les musiciens, la r\u00e9gisseuse lumi\u00e8re ou le r\u00e9gisseur son, on ne sait plus qui est qui. Chacun donne de la voix et du corps pour participer \u00e0 cette gigantesque fresque collective. Chacun manie les projecteurs, les c\u00e2bles, les instruments de musique et cr\u00e9er ainsi un nouvel espace sonore et visuel. Aussi cette volont\u00e9 de travailler sur le relais, d\u2019\u00e9changer les r\u00f4les renvoie \u00e0 la fragilit\u00e9 d\u2019un spectacle, \u00e0 tout ce qui est n\u00e9cessaire pour sa mise en \u0153uvre et son bon d\u00e9roulement, et \u00e0 ce travail d\u2019\u00e9quipe \u00e9vident.<\/p><p>Micka\u00ebl Philippeau poss\u00e8de cette ind\u00e9niable capacit\u00e9 \u00e0 amener les choses sans jamais qu\u2019on s\u2019y attende. Tout en douceur, avec beaucoup d\u2019humour, il d\u00e9place notre regard, trouve des angles morts, s\u2019y incruste pour leur redonner vie. Entour\u00e9 d\u2019une formidable \u00e9quipe artistique, il met \u00e0 plat les choses pour les regarder avec simplicit\u00e9 et attention. Difficile d\u00e8s lors de na pas \u00eatre dans ce regard empathique et attentionn\u00e9.\u00a0<span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Le corps, la voix, la musique participent d\u2019une \u0153uvre commune, la rende palpable, friable, instable tout autant qu\u2019originale. Les interpr\u00e8tes remplient de leur exp\u00e9rience et des allers retours entre manipulation et jeu, se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre des b\u00eates de sc\u00e8ne chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, avec leur personnalit\u00e9.<\/span><\/p><p><em>Set Up<\/em> nous entraine dans ces jeux de r\u00f4les, ces ratages incontr\u00f4l\u00e9s ou pas, ces glissements d\u2019\u00e9nergie, ces vell\u00e9it\u00e9s d\u2019\u00eatre ensemble et de faire \u0153uvre commune. On per\u00e7oit clairement cette connivence toute particuli\u00e8re qu\u2019a su cr\u00e9er le chor\u00e9graphe avec son \u00e9quipe et le plaisir qu\u2019elle diffuse \u00e0 jouer cette partition que l\u2019on croyait improbable. Tr\u00e8s belle r\u00e9ussite.<\/p><p><strong style=\"color: var(--ast-global-color-2); font-size: 1.66667rem; font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\"><em>Blast<\/em> &#8211; H\u00e9l\u00e8ne Rocheteau<\/strong><\/p><p><strong style=\"font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">De battre nos \u00e9nergies se sont enivr\u00e9es.<\/strong><\/p><p>A cour, une femme tourne lentement sur elle-m\u00eame.\u00a0<span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Au centre du plateau, un homme et sa batterie.\u00a0<\/span><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Les lumi\u00e8res d\u00e9clinent, le premier coup de baguette retentie.\u00a0<\/span><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">C\u2019est parti pour trente minutes d\u2019\u00e9nergie \u00e0 baguettes rompues.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p>Sorte d\u2019objet dans\u00e9 jou\u00e9 non identifi\u00e9 (et c\u2019est tant mieux), <em>Blast<\/em> de la chor\u00e9graphe H\u00e9l\u00e8ne Rocheteau et du batteur Jean-Baptiste Geoffroy d\u00e9gage une puissance et une \u00e9nergie insatiables. Le souffle qu\u2019ils d\u00e9ploient, (traduction de ce mot anglais), n\u2019a de cesse de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, d\u2019\u00eatre pouss\u00e9 \u00e0 bout dans des territoires incertains. L\u2019assise du batteur, son instrument et la force qu\u2019il injecte dans sa partition pourrait soumettre la danseuse et l\u2019\u00e9craser quelque peu. Mais il n\u2019en est rien. On ne sait pas toujours de l\u2019un ou de l\u2019autre qui m\u00e8ne le souffle. Aller retour permanent entre l\u2019un et l\u2019autre, <em>Blast<\/em> n\u2019a de cesse de s\u2019appuyer sur les jaillissements, les effondrements, les \u00e9lans obstin\u00e9s, explosifs des deux artistes. Que les baguettes plient, volent en \u00e9clats, les corps eux restent pr\u00e9sents, d\u00e9finitivement ancr\u00e9s. Ils scandent un ind\u00e9fectible d\u00e9sir de rester debout, de se confronter, de cr\u00e9er une mati\u00e8re nouvelle, fusions de ces deux \u00e9nergies.<\/p><p>H\u00e9l\u00e8ne Rocheteau, le corps fluet, explose en permanence. A terre, elle d\u00e9place son corps allong\u00e9 par une s\u00e9rie de sauts, de l\u2019ombre \u00e0 la lumi\u00e8re elle r\u00e9apparait en fond de sc\u00e8ne et laisse son souffle exulter. Sous des stroboscopes, elle reprend ses marques dans une course folle autour du batteur. Dans ce m\u00eame temps, Jean-Baptiste Geoffroy donne \u00e0 son instrument et sans m\u00e9nagement une \u00e9nergie explosive. Syncopes et boucles constituent une partition \u00e0 la puissance d\u00e9vastatrice.\u00a0<em style=\"font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Blast<\/em><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\"> est une pi\u00e8ce saisissante par la pr\u00e9sence de ce souffle paraissant lui insaisissable. Qualit\u00e9 incroyable d\u2019interpr\u00e9tation de ces deux artistes, on reste subjugu\u00e9 par la conjugaison qu\u2019ils ont su donner \u00e0 leur rencontre et dialogue, ponctu\u00e9 sans retenue. Bravo.<\/span><\/p><p>Cette soir\u00e9e Combo Rock, fut r\u00e9jouissante \u00e0 tous points de vue et pour tous les sens. Les spectateurs avaient droit avec leur billet, entre deux spectacles \u00e0 une galette saucisse tout \u00e0 fait de circonstance.\u00a0<span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Belle id\u00e9e que ce fil conducteur entre musique et danse. Entre corps dansant et corps musical.<\/span><\/p><p><strong>Fanny Brancourt, <\/strong>CCN Le Phare (Avril 2015)<\/p><p><strong style=\"font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">\u00a9Loran Chourrau<\/strong><\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la troisi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive, le Phare, Centre Chor\u00e9graphique National du Havre Haute-Normandie, dirig\u00e9 par Emmanuelle Vo-Dinh, proposait son festival de danse Pharenheit. Programmation \u00e9clectique, univers multiples allant de Christian Rizzo, Nadine Beaulieu \u00e0 Ambra Senatore, Anne Collod\u2026 Pharenheit donne une visibilit\u00e9 au paysage chor\u00e9graphique actuel. Petite pause sur l\u2019une des soir\u00e9es du festival\u00a0: la &hellip;<\/p>\n<p class=\"read-more\"> <a class=\"\" href=\"http:\/\/umoove.art\/index.php\/2022\/12\/11\/festival-pharenheit-soiree-combo-rock\/\"> <span class=\"screen-reader-text\">Festival Pharenheit &#8211; Soir\u00e9e Combo-Rock<\/span> Lire la suite\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-2209","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critique-critique"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2209"}],"version-history":[{"count":7,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2209\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2219,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2209\/revisions\/2219"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}