{"id":1780,"date":"2022-12-08T09:45:11","date_gmt":"2022-12-08T08:45:11","guid":{"rendered":"http:\/\/umoove.art\/?p=1780"},"modified":"2022-12-08T09:46:41","modified_gmt":"2022-12-08T08:46:41","slug":"penthesilees-catherine-diverres","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/2022\/12\/08\/penthesilees-catherine-diverres\/","title":{"rendered":"Penth\u00e9sil\u00e9es &#8211; Catherine Diverr\u00e8s"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1780\" class=\"elementor elementor-1780\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-87f7201 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"87f7201\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-ac9e978\" data-id=\"ac9e978\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3c74396 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"3c74396\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.14.0 - 26-06-2023 *\/\n.elementor-widget-image{text-align:center}.elementor-widget-image a{display:inline-block}.elementor-widget-image a img[src$=\".svg\"]{width:48px}.elementor-widget-image img{vertical-align:middle;display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"614\" src=\"http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1-768x614.png\" class=\"attachment-medium_large size-medium_large wp-image-1668\" alt=\"\" srcset=\"http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1-768x614.png 768w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1-300x240.png 300w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1-1024x819.png 1024w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1-1536x1229.png 1536w, http:\/\/umoove.art\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Songook-Yaakaar-Germaine-Acogny-23-1.png 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-87eef69 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"87eef69\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-0d69bdb\" data-id=\"0d69bdb\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-4beefa5 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"4beefa5\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.14.0 - 26-06-2023 *\/\n.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t<p><strong><em>Penth\u00e9sil\u00e9es<\/em><\/strong><strong>, est pour Catherine Diverr\u00e8s l\u2019occasion d\u2019une nouvelle \u00e9tape dans son travail chor\u00e9graphique. D\u00e9sormais install\u00e9e \u00e0 Vannes, la chor\u00e9graphe renoue ici avec diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments notamment le groupe et le mythe, tout en enrichissant un chemin artistique d\u00e9j\u00e0 foisonnant. Catherine Diverr\u00e8s convoque le mythe grec de Penth\u00e9sil\u00e9e, la reine des amazones, dans un texte \u00e9crit par Kleist au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Ce dernier fait ici d\u2019Achille non pas le meurtrier de Penth\u00e9sil\u00e9e mais sa victime. Renversement de situation utilis\u00e9 par la chor\u00e9graphe afin de r\u00e9v\u00e9ler des figures f\u00e9minines qui vont de la guerri\u00e8re \u00e0 la d\u00e9vote, en passant par la m\u00e8re, l\u2019\u00e9pouse.<\/strong><\/p><p><em style=\"font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">Penth\u00e9sil\u00e9es <\/em><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);\">s\u2019ouvre par une magnifique sc\u00e8ne o\u00f9 un homme et une femme dans une douce et triste p\u00e9nombre, tirent une corde, se rapprochent, se tournent autour puis s\u2019\u00e9loignent jusqu\u2019\u00e0 dispara\u00eetre. La tension \u00e9voqu\u00e9e par cette corde va caract\u00e9ris\u00e9e toute la premi\u00e8re partie du spectacle o\u00f9 hommes et femmes (ils sont neuf interpr\u00e8tes, tous exceptionnels de par leur pr\u00e9sence, leur \u00e9nergie et l\u2019engagement sans faille qu\u2019ils d\u00e9ploient) se jettent dans une danse duelle. Munis d\u2019\u00e9p\u00e9e, les danseurs tous de noir v\u00eatus entrent en guerre. Certaines parties d\u00e9voil\u00e9es du corps des femmes pourraient laisser supposer \u00e0 une certaine fragilit\u00e9 ou vuln\u00e9rabilit\u00e9, il n\u2019en est bien s\u00fbr jamais question. Femmes et hommes combattent \u00e0 armes \u00e9gales les uns et les autres \u00e9tant tour \u00e0 tour vainqueurs et vaincus.<\/span><\/p>\n<p><\/p>\n<p>Cette s\u00e9quence est l\u2019occasion de retrouver l\u2019\u00e9criture chor\u00e9graphique de Catherine Diverr\u00e8s. Les corps enchainent courses et sauts, se figeant lors du retour \u00e0 la terre, et repartant dans des \u00e9lans insoup\u00e7onn\u00e9s vers d\u2019autres directions. Les lignes sont tendues puis se courbent \u00e0 la mani\u00e8re de ces fleurets manipul\u00e9s par les danseurs avec gr\u00e2ce et autorit\u00e9. Suite \u00e0 ce ballet virevoltant, tranchant l\u2019espace de part et d\u2019autre, demandant une \u00e9nergie et une pr\u00e9cision sans faille, hommes et femmes se cabrent et trottent comme des chevaux, pour enfin s\u2019apaiser et entamer une danse o\u00f9 les mains tendues les uns vers les autres, ils circulent, arrondissant les trajectoires, caressant l\u2019espace. Douceur et intimit\u00e9 \u00e9mergent. La figure du couple appara\u00eet.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>Commence alors la deuxi\u00e8me partie du spectacle qui n\u2019a que tr\u00e8s peu \u00e0 voir avec la premi\u00e8re. Le plateau pratiquement vide lors de la premi\u00e8re partie _si ce n\u2019est les trois panneaux le d\u00e9limitant, les m\u00e9gaphones qui sont install\u00e9s au-dessus de ces-derniers, et le sol recouvert de sortes de granules noires_ s\u2019\u00e9claircit, se remplie de tables, de chaises et bient\u00f4t de penderies aux v\u00eatements color\u00e9s. Cet univers compl\u00e8tement diff\u00e9rent du premier, nous propose de nouvelles figures f\u00e9minines. V\u00eatues de robes color\u00e9es, elles sont tour \u00e0 tour d\u00e9votes, infirmi\u00e8res, m\u00e8res, \u00e9pouses fid\u00e8les. Elles se jouent des hommes. Sc\u00e8ne explosive o\u00f9 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre d\u00e9vou\u00e9es \u00e0 habiller et faire manger un homme, les femmes se jettent sur lui et le d\u00e9vorent. On glisse alors petit \u00e0 petit vers une th\u00e9\u00e2tralisation du propos, dont on perd le sens quant au texte de Kleist sur lequel la chor\u00e9graphe s\u2019est appuy\u00e9e. Il n\u2019est plus question d\u2019amazones et de leur reine.<\/p>\n<p>Chaque danseur rev\u00eat fr\u00e9n\u00e9tiquement costume, perruque, accessoires pour passer une audition. Audition dont ils se font tous rejeter par un \u00ab&nbsp;non&nbsp;\u00bb autoritaire. Moment qui se veut dr\u00f4le, et qui l\u2019est parfois mais dont on ne saisit pas la port\u00e9e quant au propos de d\u00e9part.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><em>Penth\u00e9sil\u00e9es<\/em> est un spectacle plein de promesses, avec encore une fois des danseurs magnifiques d\u2019une incroyable maturit\u00e9 (la plupart ont d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec Catherine Diverr\u00e8s, et l\u2019on sent l\u2019ind\u00e9fectible lien les unissant \u00e0 son travail), qui nous convie \u00e0 un voyage singulier mais dont les \u00e9tapes nous \u00e9garent sans qu\u2019on puisse aller vers d\u2019autres imaginaires.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 une danse, une sc\u00e9nographie et des intentions dramatiques fortes, notre int\u00e9r\u00eat ne parvient pas \u00e0 s\u2019installer dans le temps. Ceci est d\u00fb en partie \u00e0 la bande sons parfois d\u00e9sagr\u00e9able, notamment avec la musique du d\u00e9but, et inaudible lorsque les interpr\u00e8tes s\u2019expriment dans un m\u00e9gaphone, ou dont on entend les voix. Mais le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat se manifeste aussi \u00e0 cause de ce propos clair au d\u00e9part, qui se diffuse petit \u00e0 petit jusqu\u2019\u00e0 nous \u00e9chapper sans qu\u2019on comprenne comment. Sans qu\u2019on puisse se rattraper \u00e0 autre chose. Dommage.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Fanny Brancourt<\/strong>, Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot Paris (Mars 2014)<\/p>\n<p><\/p>\n<p>\u00a9<strong>Caroline Ablain<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Penth\u00e9sil\u00e9es, est pour Catherine Diverr\u00e8s l\u2019occasion d\u2019une nouvelle \u00e9tape dans son travail chor\u00e9graphique. D\u00e9sormais install\u00e9e \u00e0 Vannes, la chor\u00e9graphe renoue ici avec diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments notamment le groupe et le mythe, tout en enrichissant un chemin artistique d\u00e9j\u00e0 foisonnant. Catherine Diverr\u00e8s convoque le mythe grec de Penth\u00e9sil\u00e9e, la reine des amazones, dans un texte \u00e9crit par &hellip;<\/p>\n<p class=\"read-more\"> <a class=\"\" href=\"http:\/\/umoove.art\/index.php\/2022\/12\/08\/penthesilees-catherine-diverres\/\"> <span class=\"screen-reader-text\">Penth\u00e9sil\u00e9es &#8211; Catherine Diverr\u00e8s<\/span> Lire la suite\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1780","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critique-critique"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1780","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1780"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1780\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1784,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1780\/revisions\/1784"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/umoove.art\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}